Kenya-One Planet Summit: l’Afrique face au changement climatique

Nairobi - Les participants au « One Planet Summit », le 14 mars 2019 à Nairobi, au Kenya, pour échanger sur le changement climatique, ont annoncé L’engagement de l’Afrique – Africa Pledge, série d’engagements en faveur du développement des énergies renouvelables et la protection de la biodiversité.

En amont du sommet sur le climat de 2019, organisé par le Secrétaire général de l’ONU, ce sommet offrait l’occasion de souligner le rôle unique de l’Afrique en tant que partenaire mondial, à la fois victime du dérèglement climatique et porteur de solutions face aux bouleversements.

Les intervenants, lors de ce sommet, décliné en une session de haut niveau des chefs d’Etat, des ministres ainsi que des représentants des secteurs de la finance et des affaires, des administrations locales, de la société civile et de la jeunesse de plusieurs pays, ont présenté des projets phares visant à accélérer et à accroître les mesures en faveur du climat afin d’apporter des résultats concrets aux populations en Afrique, notamment dans le domaine des énergies renouvelables et de favoriser la résilience, l’adaptation et la biodiversité.

Au moment où l’Afrique connaît une forte perte de biodiversité, le sommet a insufflé un élan politique quant à la nécessité de prendre rapidement des mesures pour la conservation et la préservation des forêts dans le continent.

Les présidents kenyan Uhuru Kenyatta, et français Emmanuel Macron, ont notamment lancé conjointement un « appel à l’action en faveur de la conservation et la préservation des forêts » auquel se sont joints des ministres africains, des chefs de délégation de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement, des dirigeants du secteur privé et des organisations de la société civile avec le soutien d’organisations internationales. L’objectif est de prendre immédiatement et volontairement des mesures qui contribuent à mettre fin à la déforestation, à recenser les situations critiques et à mettre en œuvre des stratégies globales permettant d’appliquer des solutions concrètes.

Ce sommet a mis l’accent sur deux domaines prépondérants : l’accès aux énergies renouvelables et la protection des écosystèmes en Afrique afin d’encourager et de soutenir une croissance durable tout en améliorant la résilience des populations vulnérables.

Alors que l’Afrique n’est responsable que de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, 65% de sa population est considérée comme étant directement touchée par les changements climatiques planétaires.

Les intervenants au sommet de Nairobi ont, de même, souligné le rôle unique de l’Afrique en tant que partenaire mondial faisant face tant à des défis qu’à des opportunités, particulièrement dans le domaine des solutions innovantes en matière d’adaptation et de résilience.

M. Macron a annoncé que son pays allait porter à 1,5 milliard d’euros, d’ici 2022, son engagement pour soutenir les projets de l’Alliance Solaire internationale, soit une rallonge de 500 millions, tout en plaidant pour la mise en place de systèmes de production d’énergie renouvelable décentralisés en Afrique.

La Banque mondiale va, de son côté, doubler son soutien à l’adaptation au changement climatique en Afrique, soit un montant de 22,5 milliards de dollars pour la période 2021-2025, dont plus de la moitié sera destinée à l’adaptation et à la résilience (entre 12 et 12,5 milliards USD).

Publié par Mafrique.ma