Sahara marocain/Conférence ministérielle africaine de Marrakech: La participation est quantitative et qualitative (Journal)

Kinshasa – Le quotidien congolais « L’Avenir », paraissant à Kinshasa, s’est fait l’écho de l’importance -sur les plans quantitatif et qualitatif ainsi que représentatif- de la participation à la Conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’Union Africaine (UA) au processus politique des Nations Unies sur le différend régional autour du Sahara marocain, tenue lundi 25 mars à Marrakech.

Dans son édition du mercredi 27 mars, le journal souligne que cette conférence a été marquée par la participation de 37 pays issus des cinq sous-régions du Continent, notamment huit Etats de la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC) et des pays influents, dont les positions concernant ce différend régional ont évolué au cours des dernières années.

Le journal, qui cite, à ce propos, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Nasser Bourita, précise que la Conférence a été organisée suite à la tenue de la 2ème table ronde de Genève, et aux tentatives visant à dévier l’Afrique de ses positions claires et équilibrées au sujet de la question du Sahara marocain.

Pour M. Bourita, poursuit le journal, cette réunion ministérielle est intervenue dans le sillage des défis majeurs auxquels fait face le Continent qui nécessitent la création d’un espace approprié pour les Etats africains en vue de coordonner leurs positions et d’exprimer leurs opinions sur une multitude de questions.

Le ministre relève que la Conférence ministérielle africaine de Marrakech a été aussi importante en termes de conclusions, en ce sens que ses travaux ont été sanctionnés par une Déclaration finale ayant souligné l’unanimité des pays participants quant à l’exclusivité des Nations Unies en tant que cadre de recherche d’une solution politique, mutuellement acceptable, réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara, en excluant tout processus parallèle, note le journal.

M. Bourita rappelle, en outre, que le Maroc est aussi conscient que ce différend empêche la normalisation des relations bilatérales entre le Maroc et l’Algérie et estime, de ce fait, que le règlement de cette question favoriserait la relance de l’intégration maghrébine, ajoute notamment le quotidien.

Et « L'Avenir » de conclure, en citant toujours le ministre marocain des AE, que la Conférence ministérielle africaine de Marrakech vient clarifier l’apport de l’UA à ce processus onusien. Le rôle de l’organisation panafricaine est d’apporter son appui aux efforts de l’Envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU et aux résolutions du conseil de sécurité des Nations Unies en vue de parvenir à une solution réaliste, pragmatique durable et basée sur le compromis à ce différend régional.

Publié par Mafrique.ma