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Voici la Revue de Presse de Capitales africaines

Le procès au Rwanda du présumé génocidaire Venant Rutunga, l’exploitation minière illégale en Afrique du Sud et les défis de l’industrie automobile sud-africaine, la désignation des responsables de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) en République Démocratique du Congo (RDC) et la pollution des rivières Kasaï et Tshikapa dans le pays, ainsi que les efforts déployés en Mauritanie et au Sénégal pour faire face aux risques d’une infestation à grande échelle de ravageurs, sont, entre autres, les sujets phares abordés, mercredi, par la presse africaine. Aux détails :

-De Kigali :

Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ focalise l’attention sur le procès du présumé génocidaire, Venant Rutunga, extradé le mois dernier en provenance des Pays-Bas où il était détenu depuis 2019, après la publication par Kigali d’un mandat d’arrêt à son encontre.

Le journal écrit qu’un tribunal de première instance de Kigali a affirmé, mardi, détenir suffisamment de « motifs raisonnables » pour soupçonner Venant Rutunga d’avoir commis les crimes pour lesquels il est poursuivi, notamment son rôle dans les massacres commis lors du génocide de 1994 contre les Tutsi.

Le suspect, 72 ans, a été inculpé de trois chefs d’accusation, dont génocide, complicité dans la commission de génocide et extermination en tant que crime contre l’humanité, indique la publication qui rappelle que Rutunga est le troisième suspect de génocide à être extradé depuis les Pays-Bas après Jean Baptiste Mugimba et Jean Claude Iyamuremye, en 2016.

Venant Rutunga dirigeait un institut public de recherche dans le Sud du Rwanda au moment du génocide de 1994 et est notamment accusé d’avoir mobilisé des soldats pour faire exécuter des Tutsi, ajoute le média, qui cite le ministère public.

-De Pretoria :

En Afrique du Sud, +Eyewitness News+ revient sur le problème de l’exploitation minière illégale, soulignant que 21 suspects âgés de 20 à 53 ans ont été arrêtés dans la province de Gauteng pour avoir dirigé une raffinerie illégale de traitement d’or.

Il ajoute qu’au cours de cette opération sécuritaire, qui a ciblé la ville de Randfontein, à l’Ouest de Johannesburg, la police a saisi environ 150 tonnes de matériel aurifère qui fera l’objet d’une enquête plus approfondie par les services compétents.

Selon le porte-parole de l’Unité d’enquête sur les crimes organisés (Hawks), Ndivhuwo Mulamu, les suspects qui sont des ressortissants étrangers, seront traduits devant la justice pour avoir entrepris des activités minières illégales et enfreint la loi sur l’immigration.

Pour sa part, +Sunday Independent+ indique que l’industrie automobile sud-africaine est confrontée à des défis de la chaîne d’approvisionnement en raison des perturbations causées par la pandémie de la Covid-19.

Citant un rapport du Conseil sud-africain du secteur automobile (Naamsa), le journal relève que malgré la reprise constatée au niveau du marché des véhicules neufs durant le premier semestre 2021, la confiance des consommateurs demeure fragile, affectant notamment les ventes de voitures particulières.

Il signale ainsi que les performances du secteur sont toujours inférieures de 11,7% à celles enregistrées au premier semestre 2019, ce qui confirme qu’un rétablissement complet sera « prolongé » jusqu’en 2023.

-De Kinshasa :

En RDC, le quotidien +Forum des As+ écrit que la pollution de la rivière Kasaï, dans la province qui porte le même nom, préoccupe au plus haut point le Gouvernement. Mardi 17 août, le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a présidé une réunion avec les ministres sectoriels. Au terme de la rencontre, le vice-Premier ministre, ministre de l’Environnement, Eve Bazaïba, a annoncé la descente sur terrain d’une mission de haut niveau du Gouvernement.

De son côté, le journal +La Prospérité+, qui titre sur : Catastrophe environnementale et humaine sur la rivière Kasaï, écrit notamment que, depuis le début du mois d’août 2021, les populations riveraines du bassin de la rivière Kasaï, précisément le long des rivières Tshikapa et Kasaï, vivent une catastrophe environnementale et humaine d’une ampleur incalculable. Cette catastrophe serait due à la pollution de ces rivières suite aux activités minières en amont du bassin versant de la rivière Tshikapa dans la partie angolaise. Il s’agirait des complexes miniers de Luo, Camatchia-Camagico et Catoca.

Sur la base des images Sentinel, publiées par Visio Terra (Equipe Sentinel Vision, EVT-919, 2021), et les investigations préliminaires auprès de la population riveraine, cette pollution a été observée depuis le 15 juillet 2021 à partir de la source dans la partie angolaise et aurait fait 15 jours pour atteindre la ville de Tshikapa, et 21 jours pour atteindre la cité d’Ilebo, en RDC. En outre, les informations obtenues de la station de surveillance du Centre de Recherche en Ressources en Eau du Bassin du Congo (CRREBaC) de l’Université de Kinshasa, installée sur 2 la rivière Kasaï au niveau de Kutumuke, la pollution y a été observée en date du 12 août 2021, avec possibilité d’atteindre en très peu de temps le fleuve Congo à Kwamouth, situé à 140 km de cette station. Kinshasa n’étant situé qu’à 190 km de Kwamouth, la diffusion de cette pollution est à craindre, souligne le quotidien.

Sur le dossier de la CENI, +Forum des As+ se demande si on va vers le dégel. Selon le quotidien, le président de la CENCO et président de la plateforme des confessions religieuses sollicite un délai de grâce pour vider complètement le dossier.  

« A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps », renseigne la Bible. Simplement, on dirait qu’il y a un temps pour tout. Après les nuages artificiels, le ciel présente, enfin, une éclaircie porteuse d’espoir de décrispation, dans les relations entre le bureau de l’Assemblée nationale et les confessions religieuses, en ce qui concerne la désignation du candidat président de la CENI.

Sur le même sujet, +La Prospérité+, qui rassure, rapporte notamment que le processus de mise en place du Bureau de la CENI a été, lundi 16 août 2021, au cœur d’un tête-à-tête au Palais du peuple, entre les deux présidents des deux Chambres sœurs du parlement de la RDC. Au menu des échanges, Christophe Mboso a dressé un rapport à Modeste Bahati sur l’évolution des travaux de la Commission paritaire mise en place pour examiner les dossiers individuels des candidats désignés par les composantes.

-De Nouakchott :

En Mauritanie, la presse locale relève que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Belgique soutiennent les populations mauritaniennes et sénégalaises, afin de leur permettre de faire face aux risques d’une infestation à grande échelle de ravageurs.

Citant un communiqué de la FAO, les médias mauritaniens relèvent que le projet, intitulé « Actions intégrées d’anticipation, de prévention et de contrôle contre la pullulation des ravageurs dans les périmètres agricoles en Mauritanie et au Sénégal » et financé par la Belgique pour un montant de 300.000 dollars, a pour objectif de soutenir 5.000 ménages (2.500 par pays) à travers la mise en œuvre d’actions de prévention contre les ravageurs et le renforcement des capacités des agents gouvernementaux, afin de leur permettre de faire face à une infestation et d’en réduire l’impact sur la sécurité alimentaire et la nutrition des populations.

Selon les mêmes sources, les pays du Sahel sont touchés par les effets du changement climatique et certaines mutations hydro-agricoles qui modifient en profondeur les écosystèmes, avec des conséquences sur les risques de prolifération de rongeurs et des nombreux pathogènes qu’ils hébergent.

Elles ajoutent que ces facteurs entraînent des risques de contamination environnementale, liée notamment à l’utilisation de plus en plus intensive de pesticides de synthèse, notant que la gestion de ces rongeurs, ainsi que des ravageurs de cultures, constitue un enjeu majeur pour la sécurité et l’autosuffisance alimentaires des populations, mais également pour la santé publique.

Des évaluations d’urgence de la situation ont confirmé l’abondance de rongeurs, avec notamment 1,1 million de personnes touchées en Mauritanie, directement ou indirectement, en particulier au niveau des cultures rizicoles, poursuivent-elle, indiquant que pour les deux pays, 24.824 ha, soit 22,% des superficies emblavées ont été infestées, avec jusqu’à 29,2 millions de dollars de dommages en Mauritanie et 5,7 millions d’USD au Sénégal. (Avec MAP et ACPcongo)

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