Politique

Législatives au Maroc: Les observateurs de l’APCE saluent l’«intégrité» et la «transparence» du scrutin

Les observateurs de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) ont qualifié, jeudi à Rabat, de « succès » les élections législatives, organisées le 8 septembre 2021, avec « intégrité » et « transparence » à travers l’ensemble du territoire national, simultanément avec les élections communales et régionales.

Mandatée pour observer le scrutin législatif, la délégation, conduite par le député italien Alberto Ribolla, a félicité le peuple marocain pour ces élections « paisibles » sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI, saluant le « professionnalisme » des autorités qui ont organisé ces élections.

Elle s’est, en outre, réjouie de l’augmentation du taux de participation qui a atteint plus de 50%, soit sept points de plus par rapport aux législatives de 2016, soutenant que ce chiffre, qui ne concerne que les électeurs inscrits sur les listes électorales, ne reflète pas le potentiel électoral dans son ensemble.

La tenue de ces élections, dans les délais impartis au milieu de la troisième vague de la pandémie, témoigne de l’engagement du Maroc à maintenir son ouverture et son attachement aux standards les plus élevés de démocratie et de l’État de droit, a affirmé la délégation, soulignant que les efforts déployés par l’État pour favoriser une participation plus large, plus inclusive et plus représentative « méritent d’être reconnus ».

La délégation, répartie en sept équipes, a visité plusieurs centres de vote dans les villes de Rabat, Casablanca, Fès et Marrakech où elle a suivi le déroulement de l’opération électorale.

S’exprimant lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation des conclusions de la mission d’observation, M. Ribolla a qualifié ces échéances de « succès », et ce malgré un certain nombre de défis, liés d’une part à l’organisation d’un triple scrutin le même jour et à la modification du régime électoral, et d’autre part à la pandémie de la Covid-19 qui portait de nombreux risques, en particulier l’abstention.

« Le vote dans les bureaux de vote que nous avons observés a été dans l’ensemble très bien organisé, les membres des bureaux ont été dans la plupart très coopératifs avec nos observateurs et le processus de vote a été transparent », a-t-il assuré, saluant les autorités marocaines, et en particulier le Conseil National des Droits de l’Homme, pour « leur esprit de coopération ».

Il a, toutefois, relevé quelques cas de non-respect des procédures de vote, « ceux-ci n’étant pas délibérés », regrettant le manque d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite à un certain nombre de bureaux de vote, chose qui, selon lui, est « observée également dans tous les pays européens ».

Le député a noté « avec beaucoup de satisfaction » les efforts déployés par le Maroc en vue d’améliorer la participation des femmes à la vie politique, saluant l’introduction de la nouvelle liste régionale, qui ouvre la voie à une représentativité accrue des femmes au parlement.

En revanche, il a regretté l’adoption tardive des amendements à la loi électorale, « quelques mois seulement avant le lancement de la campagne officielle », appelant le nouveau parlement à apporter des améliorations dans ce sens.

Il a, dans ce cadre, mis l’accent sur la nécessité d’un nouveau découpage des circonscriptions locales qui refléterait mieux les changements de la répartition démographique dans le pays, ainsi que l’élaboration d’un cadre juridique approprié pour améliorer la transparence du financement des campagnes.

Par ailleurs, le chef de la délégation a émis l’espoir de voir les Marocains résidant à l’étranger exercer leur droit constitutionnel de vote, soutenant que la diaspora marocaine pourrait avoir un impact positif sur le taux de participation aux élections.

L’APCE observe les élections législatives pour la 3ème fois sur invitation du Royaume. La délégation a été composée de 11 membres de l’APCE, représentant les cinq groupes politiques au sein de l’Assemblée parlementaire et provenant de 10 États membres européens différents, ainsi que d’un expert juridique de la Commission de Venise.

Le Parlement marocain bénéficie du Statut de Partenaire pour la Démocratie auprès de l’APCE depuis 2011. (Avec MAP)

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