Politique

Le premier ministre soudanais Abdallah Hamdok aux mains de militaires

Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a été arrêté par des forces armées, lundi matin, après avoir refusé de soutenir un « coup d’Etat », a indiqué le ministère de l’Information.

« La plupart des ministres et les membres civils du Conseil de souveraineté ont été arrêtés », a précisé le ministère, faisant savoir que ce sont « des forces militaires » qui les ont emmenés vers une destination inconnue et les retiennent.

Depuis août 2019, le Soudan est dirigé par un Conseil de souveraineté composé pour moitié de civils et pour moitié de militaires.

Par ailleurs, des soldats ont pris d’assaut le siège de la radiotélévision d’Etat soudanaise à Omdourman, ville-jumelle de Khartoum uniquement séparée par un pont sur le Nil. « Des employés sont retenus », a ajouté le ministère de l’Information qui parle d’un « coup d’Etat ».

L’Union africaine (UA) a réagi en appelant à la libération de tous les dirigeants politiques soudanais arrêtés et au strict respect des droits de l’Homme au Soudan.

Dans une déclaration publiée lundi, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a affirmé avoir appris avec une profonde consternation la grave évolution de la situation actuelle au Soudan, qui a entraîné, entre autres, l’arrestation du Premier ministre Abdallah Hamdock et d’autres responsables civils.

Le Président de la Commission appelle à la reprise immédiate du dialogue entre civils et militaires dans le cadre de la Déclaration politique et du décret constitutionnel, tout en réaffirmant que le dialogue et le consensus sont la seule voie pertinente pour sauver le pays et sa transition démocratique.

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