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Le Maroc, cité en exemple quant à l’émancipation de la femme

Pays africain, arabe et musulman, le Maroc est cité en exemple dans tous les cénacles internationaux pour l’émancipation de la femme marocaine, écrit, mardi, le quotidien rd congolais +Forum des As+, à l’occasion de la Journée internationale des femmes.

Pour qui visite le Royaume de Tanger à Lagouira, un seul et même constat : La femme est à tous les étages de la société, écrit le quotidien, soulignant que « l’avènement de Sa Majesté le Roi Mohammed VI a conforté et codifié davantage, via la «Moudawana», la place de la Marocaine ». C’est cette réalité que l’ambassadeur du Maroc à Kinshasa, Rachid Agassim, décrit à l’occasion du 8 mars, poursuit le journal qui recueille son témoignage.

M. Agassim, ajoute le journal, reconnait que le 8 mars est une journée très spéciale. Elle est importante à plusieurs titres, estime-t-il. « La femme est une composante essentielle de nos sociétés. C’est nos mères, nos filles, nos sœurs et nos épouses. Je saisis cette occasion pour souhaiter à toutes les femmes de la RDC une très bonne fête commémorative qui, bien sûr, est un symbole de combat, d’une grande volonté pour les réformes souhaitées. De la sorte, on aura une société où le genre est respecté ».

« La femme au Maroc n’a jamais été une difficulté ou un problème comme, malheureusement, dans certaines sociétés », soutient l’ambassadeur marocain. « Tout le monde se rappelle que c’est grâce à une femme qu’est née la première Université dans le monde, à Fès. On avait des femmes aussi qui ont émergé pendant toute l’histoire en tant que très proches du pouvoir, en tant que femmes décideurs ».

Récemment, poursuit-il, « du point de vue contemporain, la femme a joué un grand rôle dans l’émancipation du Maroc pendant l’ère coloniale quand nous étions sous protectorat, la femme aussi a joué son rôle dans le développement de la société marocaine depuis l’indépendance. Nos Souverains ont tous mis en avant leurs Altesses et Princesses pour s’occuper des dossiers très importants. Que ce soit au niveau social, environnemental, de l’éducation, de l’émancipation. Je voudrais, dit-il, mettre en relief qu’après l’avènement de sa Majesté le Roi Mohammed VI, – Que Dieu l’Assiste – beaucoup de chantiers concernant les réformes au niveau de la condition de la femme ont vu le jour. Depuis les années 2000, y compris le droit au sein de la famille avec comme premier lieu la réforme du code de la famille de février 2004, connue sous le nom de Moudawana. A travers ces réformes, on a vu des avancées considérables contre l’inégalité entre homme et femme, ce qui est un facteur très important pour le développement et la cohésion sociale ».

La Moudawana, soutient-il, « a permis la mise en place des réformes nécessaires. Beaucoup de progrès ont été réalisés pour combattre, notamment les discriminations basées sur le genre. Bien sûr qu’il y a beaucoup à faire pour avancer d’une manière très équilibrée. Des chantiers restent ouverts pour consolider et matérialiser l’égalité. Pas seulement au Maroc, mais un peu partout dans le monde. Mais au Maroc, en tant que pays africain et musulman, c’est un grand progrès notable qui a été applaudi par les instances internationales en la matière ».

« La femme, partie de la jeunesse marocaine, souhaite bien évidemment incarner son rôle au sein de la société et s’inscrire dans le développement du pays », explique l’ambassadeur. « On peut dire qu’au Maroc, malgré les apparences, la femme est l’égale de l’homme et donc dans tous les secteurs. Au niveau, par exemple de l’éducation, la femme au Maroc n’a pas été délaissée. Au contraire, d’après un rapport de l’UNESCO, qui est récent, datant de février 2021, le Maroc compte un pourcentage important de femmes diplômées en ingénierie, près de 42,2%, alors qu’il est très faible dans le monde, y compris dans les pays de l’OCDE ».

En guise d’exemples, note l’ambassadeur Agassim, « dans le nouveau Gouvernement, la proportion des femmes ministres a presque doublé : le dernier Gouvernement comptait 4 ministres, on en a aujourd’hui 7 ministres et pas des moindres. Ainsi pour la première fois dans les annales du Gouvernement marocain, c’est une femme qui veille sur la gestion de l’économie et des finances du pays. A l’échelle planétaire, on compte très peu de femmes ministres de l‘Economie et des Finances. A la faveur des dernières élections, trois femmes sont à la tête de trois grandes villes : Rabat, Casablanca et Marrakech », ajoute-t-il

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