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« Lumumba présent dans la mémoire du Maroc »

Le quotidien congolais +Forum des As+ s’est arrêté, mardi 28 juin courant, sur « l’âme panafricaine du Maroc » en soulignant qu’« une fois sa souveraineté pluriséculaire recouvrée en 1960, le Royaume s’est mis à décliner son identité africaine ». « Notamment en soutenant tous les mouvements de libération à travers le Continent. De l’Algérie voisine (FLN) sous le joug français jusqu’à l’Afrique du sud (ANC) en proie à l’apartheid », a écrit le journal dans un article, sous le titre « Lumumba présent dans la mémoire du Maroc », signé par son directeur de publication, José NAWEJ, que nous reproduisons ci-dessous :

Au centre-ville de Rabat, une avenue très fréquentée porte le nom de Patrice Lumumba. Normal. Voire naturel pour qui connaît l’âme panafricaine du Maroc.

Une fois sa souveraineté pluriséculaire recouvrée en 1960, le Royaume s’est mis à décliner son identité africaine. Notamment en soutenant tous les mouvements de libération à travers le Continent. De l’Algérie voisine (FLN) sous le joug français jusqu’à l’Afrique du sud (ANC) en proie à l’apartheid. A la faveur des indépendances de nombre de pays africains en 1960, Rabat se retrouve en première ligne dans la quête de la consolidation de cet acquis souverainiste.

D’où, la promptitude avec laquelle le Maroc répond à l’appel de l’ONU en envoyant dès juillet 1960, son contingent au sein de l’ONUC, ancêtre de la MONUC devenue MONUSCO où le Royaume compte plus de mille hommes dont le dévouement est unanimement salué. En commençant par les populations congolaises partout où sont stationnées les troupes marocaines. En particulier dans le Kasai et à Bunia.

Retour aux années indépendances pour relever le rôle de héraut de l’Organisation de l’unité africaine -OUA- que remplira le Souverain marocain. Avant-gardiste sur tout ce qui touche à l’Afrique, SM le Roi Mohammed V aura l’ingénieuse idée de réunir à Casablanca des chefs d’Etat aussi prestigieux que le Ghanéen Nkrumah, l’Egyptien Gamal Abdel Nasser, le Guinéen Sékou Touré et le Malien Modibo Keita.

Ainsi naquit le « Groupe de Casablanca », préfiguration de la nécessaire intégration du Continent derrière laquelle les Africains courent toujours. Une intégration par les faits -et non des discours creux et désincarnés- dont SM le Roi Mohammed VI, digne Petit-Fils de son Valeureux Grand-Père a pris le flambeau en faisant de l’Afrique l’épicentre de la politique étrangère du Royaume. On en voit les résultats palpables sur le Continent où le Maroc est devenu premier investisseur en Afrique de l’Ouest et deuxième à l’échelle africaine.

C’est au nom de cette idée certaine de l’indépendance et de l’unité du Continent que Patrice Emery Lumumba sera reçu en grande pompe en août 1960 au Maroc. Avec à ses côtés le Prince héritier Moulay El Hassan, le Roi Mohammed V décorera le premier Premier ministre congolais en qualité de « Grand Cordon de l’Ordre du Trône ».

Depuis, l’amitié, mieux la fraternité congolo-marocaine ne s’est jamais démentie. Chaque fois que le Congo a vu sa souveraineté menacée, le Royaume ne s’est pas fait prier pour répondre à l’appel de Kinshasa.

Au seuil de l’indépendance, lors des guerres du Shaba et depuis le cycle d’agressions dans le cadre de la MONUC muée en MONUSCO. De son côté, la RDC n’a jamais ménagé sa diplomatie pour soutenir la juste cause de l’intégrité territoriale du Maroc. Le Zaïre d’alors n’avait pas hésité à suspendre sa participation à l’OUA après l’imposture du début des années 0 que fut l’admission du parfait non Etat estampillé RASD.  

Comme quoi, l’axe Rabat-Kinshasa aussi vieux que les indépendances africaines. Vu du Royaume, il tire ses origines dans la fibre africaine du Père fondateur du Maroc moderne poursuivi sans discontinuer par son Successeur direct SM le Roi Hassan II -cofondateur de l’OUA- et SM le Roi Mohammed VI.

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