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Le Mondial des mères et la fierté d’être marocain

Fait marquant de la Coupe du monde de football Qatar-2022 est qu’elle peut être dénommée désormais « Mondial des mères » puisqu’elle a rendu hommage aux mamans par le biais des joueurs marocains, d’autant qu’après leur brillante prestation, et comme couronnement, les joueurs ont été reçus par SM le Roi Mohammed VI accompagnés de leurs mères à la Salle du Trône au Palais Royal à Rabat, ce mardi 20 décembre.

Par : El Mostafa Nazih

L’accueil réservé par le Souverain, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et de SAR le Prince Moulay Rachid, aux Lions de l’Atlas accompagnés des mères dont la plupart vivent sous d’autres cieux du fait que leurs fils jouent pour de grands clubs de par le monde, rend – encore une fois – un vibrant hommage à la femme marocaine, à la famille marocaine et fait émerger, une fois de plus, le sentiment de fierté d’être marocain.

Aujourd’hui c’est le football qui anime ce sentiment chez le Marocain et la joie d’entonner l’hymne national du Royaume. Et le ballon rond de rassembler, d’autre part, des milliards d’Africains, d’Arabes et de peuples de tant de pays – nonobstant la couleur, la religion, la langue ou la couche sociale – autour du Maroc et des Marocains, avec l’assurance que C’est possible.

Le désir, par ailleurs, de s’informer davantage sur le pays des Montagnes de l’Atlas, voir celui de le visiter, ne pouvait que monter d’un cran à la suite de cette fête planétaire du Mondial du Qatar qui était très réussi, dépassant tous les pronostics, de l’avis d’observateurs de tous bords.

L’épopée réalisée par l’équipe du Maroc – supportée par un public fabuleux – dont l’ossature est constituée des Marocains du monde, professionnels évoluant dans de grands clubs à l’étranger et ceux qui sont nés même là-bas, confirme, s’il en est besoin, que le retour du Marocain aux sources est inéluctable.

Le Maroc est à proximité de l’Europe, à peine 15 Km par le détroit de Gibraltar ce qui consacre son rôle de pont entre l’Afrique et le vieux continent. Une donne qui contribue à l’incitation du Marocain à l’ouverture sur l’extérieur, au voyage, à l’image d’Ibn Battouta, et à l’exploration en saisissant les expériences d’ailleurs. Il s’avère, en général, qu’il retourne aux sources, quel que soit le secteur d’activité où il exerce, et aux valeurs sociétales de respect des aînés, de tolérance à l’égard d’autrui et de modération.

L’on se rappelle bien, chaque fois que l’occasion se présente, de Marocains ayant réussi ailleurs et qui sont restés (ou qui restent) attachés à leur pays d’origine, y compris celles et ceux qui ne sont pas médiatisés parmi les Marocains du monde. Outre la plupart des joueurs de l’équipe du Maroc, leur coach Walid Regragui, né en France, fait partie de ceux-là. Il a eu le mérite, dans des déclarations à la presse lors de ce « Mondial des mères », de valoriser hautement le concept d’« Annya » (la bonne intention) pour progresser parce que C’est possible .

L’épopée des Lions de l’Atlas réalisée au Qatar en sport, qui est le fruit d’un travail de longue haleine, constitue certainement une source d’inspiration au football en Afrique, dans le monde arabe et dans d’autres pays. Au Maroc, elle est à même d’inciter d’autres secteurs à doubler les efforts pour renforcer la marche du développement tout azimut que connait, sous la conduite éclairée du Souverain, le Royaume en tant que Nation qui a plus de 12 siècles, la 1-ere à avoir reconnu l’indépendance des États-Unis d’Amérique en 1777.

Comme le public le scandait dans les supers stades de Doha où les Lions de l’Atlas ont évolué, l’autre concept marocain de « Sir, sir… » (vas-y, vas-y) ne pouvait que booster de performance en performance et d’exploit en exploit, jusqu’à une 4-ème place historique au Mondial, à la clé. L’avenir reste prometteur.

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