Les États-Unis approuvent la version générique d’un traitement préventif révolutionnaire contre le VIH

L’Agence américaine du médicament (FDA) a approuvé lundi une version générique à bas coût d’un traitement préventif contre le VIH dont l’efficacité approche les 100%, destinée aux pays à revenu faible ou intermédiaire.
Cette approbation a été annoncée par l’organisation internationale de santé globale Unitaid, qui a salué « une avancée extraordinaire pour la santé mondiale ».
Ce traitement révolutionnaire, connu sous le nom de « lénacapavir », sera disponible au prix de 40 dollars par personne et par an, dans 120 pays à revenu faible ou intermédiaire.
Les premiers médicaments sont attendus « avant la fin de l’année, avec une disponibilité plus importante en 2027 », indique Unitaid sur son site web.
Ce traitement consiste en deux injections par an et permet de réduire de 99,9% les risques de transmission du VIH, une révolution dans le domaine des médicaments connus sous le nom de « prophylaxie pré-exposition », ou « PrEP ».
« C’est une avancée extraordinaire pour la santé mondiale. Pendant trop longtemps, les populations des pays à revenu faible ou intermédiaire ont dû attendre dix ans, voire davantage, pour accéder à des médicaments révolutionnaires déjà disponibles ailleurs. Avec le lénacapavir, nous avons réduit ce délai à un peu plus d’un an », s’est félicitée Carmen Pérez-Casas, responsable principale de la stratégie d’Unitaid pour le VIH.
« Unitaid travaille déjà avec les gouvernements et ses partenaires pour accompagner le déploiement du lénacapavir sous l’impulsion des pays », a précisé la responsable.
« Avant même que les génériques ne soient disponibles, plus de 125.000 personnes dans 10 pays africains pionniers ont déjà commencé à distribuer le traitement lénacapavir », a souligné Unitaid dans son communiqué.
Fin février, le Kenya avait déjà commencé à administrer ses premières doses de lénacapavir dans un quartier populaire de la capitale Nairobi.
Ce nouveau traitement, fabriqué par le laboratoire américain Gilead, nourrit ainsi l’espoir de réduire le nombre de nouvelles infections par le VIH, notamment dans les pays en développement.
(Avec MAP)



