Point de vue

El Guerguarat : le Maroc remet les pendules à l’heure

Par : El Mostafa NAZIH

L’action réussie des Forces Armées Royales (FAR) à El Guerguarat pour rétablir la circulation à la frontière maroco-mauritanienne, bloquée durant trois semaines par les milices du «polisario», a été largement saluée et soutenue en Afrique, dans les pays arabes et au niveau de plusieurs pays dans les autres continents. En un mot, le soutien est total.

Si la plupart des pays africains notamment soutiennent le Maroc, pays du nord-ouest du continent à proximité de l’Europe, constituant ainsi le pont privilégié entre les deux continents, c’est pour la justesse de sa cause et son attachement à la légalité internationale, d’une part, et, d’autre part, parce que l’Afrique subsaharienne aspire à un Sahara marocain sans milices armés afin de consolider ses échanges économiques et favoriser encore plus ses échanges culturels et humains avec le Royaume, aussi bien dans le cadre bilatéral que celui de la Zone de Libre-échange continentale africaine (ZLECA). Et en attendant l’opérationnalisation de cette Zone continentale, les peuples du Maghreb aspirent, eux aussi, à l’ouverture des frontières, à la coopération économique, à l’activation du tourisme et à l’unité de leur région maghrébine impactée par la création du conflit artificiel autour du Sahara marocain.  

A El Guerguarat, puisque c’est le sujet de l’heure, l’action des FAR était menée avec professionnalisme et efficacité, évitant surtout le contact avec les civils, comme l’ont précisé les sources officielles.

Force est de relever qu’il était difficile, cette fois-ci, de comprendre l’entêtement des milices à bloquer la circulation des biens et des personnes trois semaines durant sachant que plus de 200 camions de marchandises doivent transiter quotidiennement par la frontière maroco-mauritanienne pour desservir des marchés en Mauritanie et dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. La situation ne supportait pas de s’envenimer davantage.

A noter aussi que les séparatistes n’étaient pas à leur première provocation dans cette zone. Médias et observateurs s’étaient habitués, par le passé, à ce que le «polisario» cherche à faire parler de lui parallèlement aux réunions de l’Assemblée générale des Nations Unies. Mais cette fois-ci c’était la provocation de trop. Bien que leur « show » était médiatisé, les séparatistes ont refusé d’obtempérer aux différents appels notamment ceux émanant du Secrétaire Général de l’ONU à se retirer du poste-frontière d’El Guerguarat. Le blocage du trafic routier a, par conséquent, pénalisé quelques deux cents camions de marchandises, en provenance et à destination du reste du continent, avec tout ce qui en découle comme préjudice des deux côtés des frontières. L’intelligence de la gestion des crises aurait dû dicter aux vrais commanditaires des troubles de ne pas ordonner à ces milices de « camper » dans cette zone de circulation des biens et des personnes et d’obtempérer à l’appel à la raison. D’où l’intervention des vaillantes Forces Armées Royales qui a ainsi permis de rouvrir cette route internationale et de mettre en place un cordon de sécurité afin de mettre fin, aux incursions des milices du «polisario» et à leurs différentes tentatives d’obstruction du passage d’El Guerguarat, une fois pour toute.

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