Politique

L’Algérie décide de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a annoncé, mardi à Alger, la rupture des relations diplomatiques de son pays avec le Maroc, selon le site de l’agence de presse algérienne (APS).

M. Lamamra a, au cours d’une conférence de presse, déclaré que « l’Algérie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc à partir d’aujourd’hui » (24 août 2021), a rapporté l’agence.

Mercredi dernier (18 courant), le haut conseil de sécurité algérien, présidé par le président Abdelmadjid Tebboune, avait annoncé la révision des relations entre les deux pays et l’intensification des contrôles aux frontières, selon la même source.

A rappeler qu’au Maroc, lors du discours de la Fête du Trône, le 31 juillet dernier, Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait renouvelé l’« invitation sincère à Nos frères en Algérie, pour œuvrer de concert et sans conditions à l’établissement de relations bilatérales fondées sur la confiance, le dialogue et le bon voisinage », et appelé à l’ouverture des frontières entre les deux pays.

Le 11 août, également, un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger a annoncé que le Souverain a donné Ses Hautes Instructions aux Ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères, pour exprimer à leurs homologues algériens, la disponibilité du Royaume du Maroc à aider l’Algérie à combattre les incendies de forêts qui ravageaient plusieurs régions du pays, et que deux canadairs ont été mobilisés afin de participer à cette opération, dès accord des autorités algériennes.

A rappeler surtout que, déjà, le 6 novembre 2018, dans Son discours à l’occasion du 43-ème anniversaire de la Marche Verte, SM le Roi avait appelé à un « dialogue direct et franc » avec l’Algérie, et proposé la création d’« un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation » afin de dépasser les « différends conjoncturels » entravant le développement des relations bilatérales, tout en précisant que « le niveau de représentation au sein de cette structure, son format, sa nature sont à convenir d’un commun accord ».

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