Maroc-Afrique : une relation basée sur une vision politique, économique et sociale intégrée

Les relations historiques et profondes entre le Maroc et les pays d’Afrique subsaharienne reposent sur une vision politique, économique et sociale intégrée, a affirmé l’historien tunisien Abdelatif Hannachi.
Dans un entretien à l’Agence Maghreb Arabe Presse, M. Hannachi, politologue et professeur d’histoire à l’Université de Tunis, a déclaré que les relations entre le Maroc et les pays africains sont profondément enracinées et revêtent plusieurs dimensions (géographique, religieuse et économique), outre une histoire commune de lutte contre le colonialisme.
Depuis l’accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Trône de Ses glorieux ancêtres, ces relations reposent sur « une vision politique, économique et sociale intégrée », a-t-il dit, notant que le Royaume prône désormais une stratégie globale dans ses relations avec l’Afrique, laquelle d’ailleurs ne se limite pas au facteur politique (…), ce qui en fait un acteur influent au sein de l’Union africaine.
Dans ce même ordre d’idées, l’historien tunisien a expliqué que les relations historiques entre le Maroc et les pays d’Afrique subsaharienne étaient de nature sociale, religieuse et économique, arguant que ces liens se sont poursuivis jusqu’à nos jours, mais ont pris une nouvelle dimension au regard de l’indépendance de ces pays et du renforcement des échanges économiques.
« Je suis de près les développements au Maroc et je constate une forte volonté politique de consolider et de diversifier les relations avec l’Afrique, non seulement au niveau politique, mais aussi, et surtout, sur les plans économique et culturel », a déclaré M. Hannachi. Cette volonté, relève-t-il, se manifeste dans le domaine culturel en général, à travers toutes les productions artistiques et intellectuelles (traductions d’œuvres sur l’Afrique), ainsi que dans la « diplomatie religieuse », qui revêtait un rôle prépondérant, et dans le domaine économique avec le développement des relations avec la plupart des pays africains.
L’universitaire tunisien a, à cet égard, fait observer que le continent africain recèle d’importantes compétences culturelles et scientifiques, notant que des milliers d’étudiants subsahariens poursuivent leurs études au Maroc ou en Tunisie, par exemple, ce qui est de nature à favoriser le dialogue à tous les niveaux et à renforcer les relations bilatérales.



