Ebola/RDC : une souche active du virus sans vaccin ni traitement spécifique (ministre de la Santé)

La souche du virus Ebola, à l’origine de l’épidémie en cours en République démocratique du Congo (RDC), présente « un taux de létalité très important » et il n’existe ni vaccin, ni traitement spécifique pour contrer ce variant, a indiqué samedi le ministre de la Santé congolais.
« La souche Bundibugyo n’a pas de vaccin et n’a pas de traitement spécifique », a souligné Samuel-Roger Kamba lors d’une conférence de presse à Kinshasa, précisant qu’« avec cette souche, le taux de létalité est très important, on peut aller jusqu’à 50% ».
Le ministère de la santé a déclaré vendredi la 17 ème épidémie de la maladie à virus Ebola dans les zones de santé publique de Rwampara, Mongwalu et Bunia dans la province de l’ituri, dans le nord-est du pays.
Dans un communiqué, le ministère a fait état de 80 décès liés à cette nouvelle épidémie dans la province de l’Ituri, ajoutant que 246 cas suspects ont été signalés.
Pour faire face à cette souche, le gouvernement congolais a pris une série de mesures, dont l’activation du Centre des opérations d’urgences de santé publique, et le renforcement de la surveillance épidémiologique dans les zones de santé affectées à travers l’isolement, la prise en charge holistique et gratuite des cas, la communication sur les risques de la maladie ainsi que le déploiement immédiat des équipes d’intervention rapide.
Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) a annoncé, vendredi, une épidémie d’Ebola en Ituri, après le recensement de 246 cas suspects, principalement dans les zones de santé de Mongwalu et Rwampara.
Face à cette situation, le CDC Afrique a convoqué une réunion urgente de haut niveau de coordination avec les autorités sanitaires de la RDC, de l’Ouganda et du Soudan du Sud, ainsi qu’avec des partenaires clés notamment l’Organisation mondiale de la Santé, l’UNICEF, le PAM, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
La souche Bundibugyo du virus Ebola a été identifiée pour la première fois en 2007 dans le district de Bundibugyo, dans l’ouest de l’Ouganda, où 131 cas et 42 décès avaient été enregistrés, soit un taux de létalité de 32%, selon l’Organisation mondiale de la santé.
(Avec MAP)



