‘’Les ruelles d’Essaouira’’, expo-immersion singulière dans l’âme de l’ancienne médina

Le vernissage de l’exposition « Les ruelles d’Essaouira », qui présente les dernières créations de l’artiste et designer Delphine Ricour, a eu lieu samedi soir à la Cité des Alizés en présence d’épris des arts plastiques et de personnalités du monde de la culture et des médias.
Visible aux cimaises de la salle d’exposition Tayeb Saddiki de l’espace socioculturel « Dar Souiri », cette exposition, qui se poursuit jusqu’au 29 septembre, donne à voir et à apprécier une panoplie d’œuvres de cette artiste d’origine belge, invitant le public à une véritable immersion dans l’âme de l’emblématique médina d’Essaouira, capturé à travers une sensibilité unique et originale.
Dans cette collection, Delphine Ricour traduit en peinture son coup de foudre pour Essaouira, en explorant le labyrinthe de ses ruelles, les jeux d’ombre et de lumière sur ses murs blanchis à la chaux, ainsi que la poésie des portes bleues patinées par les embruns marins, le tout dans un langage artistique mettant en valeur ce lieu singulier, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2001 en tant qu’exemple exceptionnel d’une ville fortifiée du 18e siècle.
Plutôt qu’une reproduction figurative stricte, « Les ruelles d’Essaouira » se veut une invitation à redécouvrir l’atmosphère spirituelle, la nostalgie et la douceur de vivre, qui font l’ADN des ruelles de l’ancienne médina.
Delphine Ricour a, dans une déclaration à l’agence MAP, indiqué que cette exposition est née de son attachement particulier à la Cité des Alizés, précisant qu’elle ambitionne, à travers ses œuvres, à traduire les matières, les couleurs et les sensations qui nourrissent son inspiration, tout en partageant avec le public son regard personnel sur la médina.
« J’ai privilégié dans cette collection l’utilisation de matières naturelles, notamment le lin, la jute et la tarlatane, auxquelles j’ai associé de la poudre de marbre et de la chaux, dans une démarche inspirée notamment des techniques traditionnelles d’enduit d’artisans d’Essaouira. Les finitions sont ensuite adaptées en fonction de l’effet et de l’atmosphère recherchés pour chaque œuvre », a-t-elle expliqué.
Cette artiste a, dans la foulée, relevé que cette collection est le fruit d’un travail mené sur environ une année, ponctué de nombreux allers-retours entre son atelier et les ruelles d’Essaouira, notant que cette immersion lui a permis d’observer et de retranscrire progressivement les couleurs, les matières et les ambiances de la médina dans ses créations.
Artiste et créatrice belge originaire de Tourcoing (France), Delphine Ricour a un parcours qui mêle rigueur technique, design d’intérieur et passion pour les matières brutes. Elle a forgé son savoir-faire dans de prestigieuses institutions d’art bruxelloises, passant par l’École Supérieure des Arts Saint-Luc avant de se perfectionner à l’Institut Supérieur de Peinture Van Der Kelen-Logelain. Forte d’un attachement particulier au Maroc, elle partage son activité artistique entre son atelier en Belgique et ses fréquents séjours au Royaume.
Le travail de Delphine Ricour puise particulièrement son inspiration dans la lumière, les matières et les techniques traditionnelles d’enduit marocaines.



