Accès à l’eau : L’ONU appelle à l’égalité des droits face à des inégalités persistantes

Les Nations Unies ont alerté sur les inégalités persistantes dans l’accès à l’eau potable, notant que « des milliards de personnes », dont beaucoup de femmes et de filles, n’ont pas accès à cette ressource vitale, considérée comme « un droit humain fondamental ».
Dans un rapport intitulé « L’eau en partage : une égalité des droits et des accès », présenté jeudi dernier à New York, l’Organisation souligne qu’environ 2,2 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à des services d’eau potable gérés en toute sécurité.
En 2024, 2,1 milliards de personnes ne disposaient pas d’un approvisionnement en eau potable sûr, 3,4 milliards n’avaient pas accès à des services d’assainissement adéquats et 1,7 milliard à des services élémentaires d’hygiène à domicile, précise cette édition 2026 du Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau.
Le rapport relève que ces disparités affectent de « manière disproportionnée » les populations les plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants. « Dans de nombreuses régions, ce sont les femmes et les filles qui assument la responsabilité de la collecte de l’eau, souvent au détriment de leur éducation et de leur autonomie économique », tout en les exposant à « des risques accrus », notent les auteurs.
Plus globalement, l’ONU insiste sur la nécessité de reconnaître pleinement l’eau comme un droit universel. « Garantir un accès équitable à l’eau et à l’assainissement est essentiel pour réduire les inégalités, améliorer la santé publique et favoriser un développement durable », souligne le rapport, appelant les États à renforcer leurs politiques et investissements dans ce domaine.
Le document met également en avant les défis liés à la gouvernance et au changement climatique. Selon ses conclusions, près de la moitié de la population mondiale est confrontée à une pénurie d’eau au moins une partie de l’année.
« La pression croissante sur les ressources hydriques exige une coopération renforcée entre les pays et une gestion inclusive impliquant toutes les parties prenantes », préconisent les auteurs.
Face à ces constats, le rapport appelle à des investissements massifs pour combler les écarts existants. « Sans action urgente, les inégalités d’accès à l’eau risquent de s’aggraver, compromettant les efforts mondiaux en matière de lutte contre la pauvreté et de résilience climatique », avertit-il, exhortant la communauté internationale à faire de l’accès équitable à l’eau « une priorité absolue ».
(Avec MAP)



